2019, le bilan

J’ai voyagé

…ou plutôt mes voyages « Urban Sketchers » puisqu’il semble que dorénavant je ne voyage principalement que pour ça. Ça désespère mes amis, prompts à me conseiller leurs meilleures adresses, de découvrir que d’une ville, je n’en découvre qu’une ou deux rues à un rythme de sénateur, tout en faisant des cercles concentriques autour du bar où je retrouve des copains le soir. Bref, j’en ai assez parlé ici, mais j’aurai fait Dijon, la Dordogne, Strasbourg, Lyon, Amsterdam, Lille, Anvers, Bruxelles, et re-découvert quelques coins de ma Provence.

urban sketchers Anvers Belgique

J’ai exposé

Même sans beaucoup produire ni démarcher j’ai eu le plaisir de faire quelques expos ou petits festivals.

Il y a eu le confidentiel festival de carnet de voyage Bleu en Lure, où j’ai passé un bon moment. J’ai aussi exposé dans deux expos collectives: Échecs et Arts, pour la 3e année consécutive, qui a été présentée à Chartres (championnat de France d’échecs) et aux Martres-de-Veyre, non loin de Clermont. Ainsi que Pignol’Arts, à Pignols, aux côtés des copines du café tricot sous l’appellation « Les Peloteuses », pour exposer des broderies. On ne compte pas s’arrêter là, vous êtes prévenus pour 2020!

Je suis (un peu plus) devenue illustratrice

C’est un running gag: à remplir ce blog et mes comptes de réseaux sociaux de dessins tout le monde me pense illustratrice à temps plein. Alors non, ça ne fait toujours que 10 à 15% de mon CA annuel, et non, je n’ai pas l’impression de passer à côté de ma vie si ma passion ne devient pas entièrement mon métier (j’inclus énormément d’illustrations maison dans mon travail de graphiste, si ça peut vous rassurer).

Il n’empêche que cette année, sans vraiment forcer, j’ai eu l’occasion de voir mes illustrations exploitées sur des supports assez sympas, excusez du peu, comme des flacons de parfum, une bouteille de bière locale et le magazine ELLE à table. J’ai aussi pu dessiner, en live, un groupe de musique en résidence près de chez moi. Des belles refs, de beaux projets et de beaux univers à développer!

J’ai fait la tournée des médias

Bon, pas tout à fait! Si j’ai été sélectionnée fin 2018 pour la deuxième fois pour Questions pour un champion, l’émission a bien été diffusée en janvier 2019. Je reste constante: je passe les sélections avec le même score, et suis éliminée au même endroit, à un point près. Ça m’aura fait tout de même l’honneur d’une page complète dans La Montagne (avec ma mère et ma sœur en guest).

Sinon, c’était dans ma to-do list idéale des dernières années, mais le hasard a fait que j’ai assisté à l’enregistrement de deux de mes émissions radio préférées (il n’y en a plus beaucoup): Le jeu des 1000 euros et On va déguster. L’une était de passage à Royat, l’autre au Jardin Lecoq lors de l’Étonnant Festin. L’occasion de crobarder, quand j’ai pu.

Allez, hop, en 2020 je me fais Le Masque et la Plume 🙂

J’ai fait des rencontres

Non, non, toujours pas l’amour de ma vie, il faut dire aussi que je n’ai pas cherché.

Mais au niveau des amitiés, j’ai été servie. Bien sûr, dans le cadre d’un symposium ou d’une rencontre USk, je suis bien consciente que ces amitiés sont d’autant plus intenses qu’elles sont limitées dans le temps. Il n’empêche qu’il y a un nombre grandissant de belles personnes autour de moi, de chouettes personnes avec qui je ne partage pas seulement la même passion ou quelques verres de bière, mais aussi les mêmes doutes, les mêmes questionnements, parfois le même cheminement compliqué. Il y a aussi ces amitiés en devenir, ces personnes où je suis persuadée qu’il ne manque qu’un peu de temps pour se connaître, et j’ai qu’une hâte: pouvoir les revoir et refaire le monde un carnet à la main…

Je n’en fais pas un billet de blog à chaque édition, mais en 2019 a eu lieu la 20e édition du Rendez-vous du carnet de voyage. Un stand Urban Sketchers a été mis en place avec comme invité d’honneur (avec Lolo Wagner, Nina Johansson et Lapin) Gabi Campanario, créateur du mouvement. Je raconte souvent ici que je me rends régulièrement depuis des années à ce festival où je tournais timidement autour des stands de cette drôle d’organisation, qui n’était alors qu’un simple blog ouvert à des correspondants triés sur le volet. Inutile de dire mon émotion d’avoir pu échanger en tête-à-tête avec ce journaliste américain d’origine espagnole, qui, à partir d’une idée toute bête il y a 11 ans (« et si on se retrouvait pour dessiner ensemble et qu’on mettait nos dessins sur internet? ») a, d’une certaine manière, un peu changé ma vie.

J’ai fait une dépression

Il y aura ceux qui me reprochent l’indécence d’en parler, de « trop » en parler, d’en parler et de présenter un visage positif sur Facebook, d’en parler et de me voir – si rarement – rire aux éclats avec d’autres personnes. A ceux-là, en fait, je n’ai rien à dire: je ne vous souhaite pas d’en passer par là; et si pour vous, il ne s’agit qu’une question de « quand on veut on peut », alors je plains votre entourage. Honnêtement pour les quelques personnes que j’ai pu aider et écouter, les quelques remontrances que j’aurai pu avoir ne font pas le poids.

Je vais résumer le fait que je me reprends régulièrement dans la gueule que cette maladie sera toujours, un peu, mon monstre dans le placard. Un monstre qui n’est devenu au fil des ans qu’une vague ombre chinoise, un jour de grand soleil. Je m’étais faite à l’idée que ma prochaine dépression serait comme les autres, à base de crises d’angoisse et d’idées noires. Celle-ci, comme une forme de dépression molle, a pris sa place plus insidieusement. Mois après mois, certains coups de stress m’ont fait lâcher prise sur le sport, l’activité physique, les sorties; mon manque de confiance en moi, des projets ratés, une auto-dépréciation permanente y ont fait leur lit.

S’il faut du positif, ne vous en faites pas, il y en a: j’ai gardé le cap malgré tout, surtout au niveau pro. Mais au niveau perso, soyons honnêtes, il y aura toujours des gens pour en pâtir, qu’ils me pardonnent.

Il n’y a rien de miraculeux pour sortir de tout cela: garder une bonne hygiène de vie, à tout prix. Rechoper de la force comme on peut. Et garder foi que les amitiés, si elles n’empêchent pas de tomber, donnent toujours un regain de courage et d’énergie. Pour continuer à avancer.

…et pour finir

Je n’aime pas forcément caler des chiffres à n’importe quel prix (en fait si, j’adore ça), mais s’il faut caler un chiffre: 171.

171 dessins et croquis faits, essentiellement du dessin urbain, en excluant bien sûr quelques aquarelles d’entraînement et mes illustrations pro. Un bon score que j’espère au moins approcher pour cette année 2020. Un dessin tous les deux jours et quelques, en moyenne, ce qui me fait mentir quand je jure n’avoir le temps de ne dessiner qu’une fois par semaine, max.

En vrac: il y aura aussi eu la nouvelle version de mon site pro (enfin!), et mon petit site de e-commerce Hello Clermont! qui prend petit à petit une petite vitesse de croisière avec pas moins de 14 affiches vendues en 2019. Le best-seller? Toujours mon affiche sur la cathédrale Notre-Dame. Il en manque encore un petit peu pour ouvrir une boutique sur Jaude, mais on y croit! Blague à part, c’est le genre de projets personnels qui me donne envie de développer doucement quelque chose, en créant davantage d’illustrations sur ma ville, voire inviter quelques amis artistes à y vendre leur production 🙂

J’ai de nouvelles aquarelles maintenant, prenez garde!

1 Comment

  1. Michel Kuperman

    La simplicité essentielle de tes dessins me laisse admiratif, vraiment. On en sent d’ailleurs la sincérité dans tes propos, et justement j’admire aussi ta façon de parler de toi, sûrement un besoins, tu parles de toi aussi simplement que tu dessines, sans fioriture.
    Ce petit mot simple aussi, mais sans suite, quand à moi je suis un vieux bonhomme, incapable de parler de lui-même.
    Très bon parcours.

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